J'écoute les chansons que ma chaîne hifi diffusait lorsque j'étais amoureuse de toi. Etrange non ? J'étais tellement conne à cette époque. Deux ans, deux siècles, une éternité... A présent, je suis devenue trop douillette pour reprendre le risque de tomber amoureuse et assumer les conséquences qui s'en suivent. Il n'y a plus que quelques garçons, dont je ne me souviendrais plus dans cinq ans, il n'y a plus que ces baisers nocturnes dans lesquels je fais semblant de me complaire. Il n'y a absolument aucune raison pour que je te raconte tout cela. On ne se parle plus, on ne s'appelle plus, on se voit encore moins qu'avant. J'ai des millions de choses à te raconter, je me porte bien, j'ai foiré mon troisième trimestre, j'en suis à un paquet de nicotine par semaine, tout va bien. Allez, allez, reviens, tu me manques. Je fais comment moi, sans toi, pour surmonter mes problèmes quotidiens de petites blanches bourgeoises sans problèmes ?
J'attends que mon téléphone sonne.
J'attends que mon téléphone sonne.
