J'ai pas pleuré quand j'ai fait ma valise. Ni quand Fumiko, Ai, Shin, et Risa m'ont serrés dans leurs bras. Pas non plus lorsqu'Adi m'a demandé avec son regard bienveillant et son sourire en coin, celui qui lui fait de jolies fossettes, si je reviendrais bientôt. J'ai pas pleuré quand j'ai reçu mon cadeau de départ, ni dans la voiture qui me reconduisait à la gare, celle par laquelle j'étais arrivée une semaine plus tôt, sans me douter que ce serait la plus belle semaine de ma vie. J'ai pas pleuré pendant les 5 heures de Thalys qui nous renvoyaient à Paris, et encore moins lorsque j'ai respiré l'air pollué de cette ville, celle qui me plaît tant d'habitude. Non, j'ai pas pleuré. J'ai été très forte, très digne, très courageuse. Alors là, dans le TGV qui me ramène à Rennes, dans mon siège première classe, celui que tu peux monter et descendre en appuyant sur les petits boutons à droite là, je m'autorise à verser toutes les larmes de mon corps en écoutant des mélodies crées pour ce genre de moment. Je pleure et je regrette déjà l'Allemagne, Cologne, et cette famille qui ressemblait plus à une auberge de jeunesse.
Tu sais, faut avoir été vachement heureuse pour pleurer autant.